Ce qui précède est aussi exact qu'incomplet et ne suffit pas à tout expliquer.
Démonstration du jamais plus dans un monde du toujours à nouveau.
Mais la comparaison s'arrête là.

N'est-ce pas cela que nous cherchons ?
Les mots rebondissent dans un jaillissement d'étincelles, tel un jouet mécanique.
Il faut un peu de temps pour se faire des amis.

Vouloir se souvenir d'infimes choses, c'est ne pas vouloir mourir.
Quelques mots répétés, toujours les mêmes.
Pas une chose au monde qui ne soit nuage.

Refus et fureurs, douceurs et regards.
Un rien suffit.
Il y a encore des failles dans l'enchaînement logique des preuves.

J'ai bien souvent reproché à la nuit l'absence d'un compagnon.
Cela suffit pour l'instant.
Et cela nous regarde.

Admettre l'irrationalité c'est introduire un grain de sable qui fait grincer cette admirable machinerie.
C'est pour annoncer son départ.
La répétition de tout ou partie de la proposition.

Se laisser une chance.
Cela ne se voit pas au premier coup d'œil.
En route pour le sombre ?

J'ai le sentiment de passer l'essentiel de mon temps dans ce pli, étrangement absent.
Quelque chose qui n'a pas renoncé à chercher.
Penser sème des indices.

Le sentiment que quelque chose de perdu se promène en moi.
Comment ne pas se laisser envahir par la lassitude et le découragement ?
Un vide peuplé d'ombres enchevêtrées à des monologues intérieurs.

Tout le contraire aujourd'hui.
Avec le temps, le talent est devenu une industrie.
Actions désordonnées, pensées, émotions qui affluent, toutes ces aspirations contradictoires.

Le sens profond et caché des choses, une part d'évidente nostalgie.
Un sentier pour qui veut s'en extraire.
C'est encore de la disparition dont il est question.

Les mots dans les mots demeurent immobiles, sans voix, sans rosée, sans saveur.
Comme une réserve.
C'est de là que je viens !

Je pouvais tout dire.
Mais où est-il donc ce voyage ?
Je sens toujours à mes côtés la présence silencieuse de l'inconnu.

Les premiers mots et les premiers rires.
Je n'ai d'ailleurs pas à faire semblant.
Si ce n'est que tout cela est bien moins léger qu'il n'y paraît.

Pas de leçon à donner, il faut bien se débrouiller seul.
Je ne pense pas à l'aube impossible.
J'écoute, j'entends du silence et c'est en dessous l'image versée de la nuit.

À force de descendre cette rue, on est happé par ce bout du monde sur lequel elle ouvre.
Ce qui compte c'est l'entrecroisement des regards.
Enfin il fut capable de lui dire qu'il l'aimait.

On ne peut s'empêcher de souligner encore l'absurdité du mot.
L'incertitude est un espoir quelquefois.
Un livre devient un autre livre à chaque fois que nous le lisons.

J'énumère ce qui m'attend et je trouve ça assez réjouissant.
À pas précautionneux, je m'avance.
Une nouvelle vague.

Surtout ne pas peser, ne pas s'ancrer.
Monde concentré dans son seul regard qui s'ouvre, se noue, au gré de la main.
Dans l'air distant, les pas se forment d'eux-mêmes.

Dans ce retour aux frémissements d'une existence vouée à la recherche du sens.
Et puis surtout il y a le vide du temps qui enveloppe tout.
Et tout commence.

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