On reviendrait sans arrêt sur les mêmes notions.
Personne ne peut ni ne doit chercher une logique dans l'enchaînement des événements.
Alors, un peu de satisfaction à apprendre que oui, c'est lui.

J'attends.
À toutes jambes fuyant l'horizon, enfin n'entendre que musique dans les cris, assez ! assez !
On ne peut pas savoir, il n'y a pas d'enregistrement.

On peut continuer longtemps, en boucle, même sans musique.
Comme une épave à la lisière d'un autre monde, une fois fugitivement aperçu jamais oublié.
Au pas de charge ou en dansant, en apnée ou en tanguant.

Toute appréhension du dehors disparaît.
Même si le retour peut ne plus être assuré.
Cette fête n'a qu'un temps.

Le corps aujourd'hui cesse d'être un réseau d'habitudes.
Dans la nuit sans qu'on puisse seulement imaginer ce que l'on va y croiser.
Cette musique des formes, cette assurance tranquille.

Si, regarde, là : il y a un défaut.
Rien n'est brodé.
À peine pense-t-on saisir quelque chose d'une lumière projetée sur soi.

Le ciel est soutenu par lui-même mais grossièrement.
Toujours prêt à tourner encore un peu.
Nous délaissons les sommets et les plaines, nous nous moquons des visions en étages.

Dans les strates pétrifiées des conventions et des habitudes dont nous sommes faits.
Ne pas suivre, ne pas être suivi.
Entre ces murs, sous le plafond.

Il faudra changer encore sinon on choisira le silence.
On écoute les bruits.
Le plus simple est de parler avec ses mains.

C'est la mémoire qui fait votre identité, sans cela comment seriez-vous le même homme ?
Ces restes que sont les souvenirs.
Mais il ne faut pas moins revenir à la projection d'un avenir, d'une union future.

Son visage reste un mur.
Et puis surtout, il y avait la lumière.
Croit-on rêver ?

Pris peu à peu par l'obscurité d'un souffle invisible, brutal et pourtant lent.
Quelqu'un qui m'oblige à lui parler de face comme un sourd devrait pouvoir lire sur mes lèvres.
Le geste, enfin.

On ne peut s'empêcher de souligner encore l'absurdité du mot.
Tant de souvenirs enfouis ou effacés volontairement mais toujours là.
Indéniablement, il y a de l'emportement là-dedans et même de la furie.

La perspective s'élargit, les corps se détachent, papiers découpés accrochés aux jours.
Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît car tu ne pourras plus t'égarer.
L'immédiate tendresse, quelques sons, qui se lèvent à nouveau en nous.

Surtout ne pas peser, ne pas s'ancrer.
De profonds changements dans la perception du monde.
Peut-on en sortir ?

Et comme on mélange tout, c'est assez vrai.
Nos pas entretiennent la route, les herbes et leur vert de liberté.
Ces mêmes sons étouffés, ce cocon enveloppant.

Cette constance dans l'inachèvement des choses entreprises s'accentue avec le temps.
Je ne comprends pas toujours tout, il n'y a pas de notice.
Tout est tellement évident.

Viser au plus juste.
L'impression d'une grande évidence, comme d'un discours spontané ou improvisé.
Imaginer davantage, projeter aussi.

Il y a un début à tout, c'est ce qui est beau.
Dans les interstices, dans la matière, dans la densité de la langue, dans la respiration soutenue.
Un signe sans force pour des champs de forces.

Ce qui n'est pas visible n'est pas invisible.
Exercice de la parole, écoute du monde.
En marge.

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