Figure toujours en transformation, en rupture, toujours en devenir.
Chaque souvenir nous conduit à la même chose.
Et moi je me dis que l'on touche quelque chose de très en arrière.

Je rate toujours la même marche.
On se balade sans cesser de relancer nos curiosités.
Je ne vais pas les décrire encore une fois même si c'est tentant.

Ce qui se renverse se transforme et c'est autre chose.
Un sentier pour qui veut s'en extraire.
J'attends quelque chose, mais si je savais quoi ?

Ce qui se renverse se transforme et c'est autre chose.
Tout est là, qu'on ne voit pas, qu'on ne veut pas voir et dont on ne veut rien savoir.
Étrangement, il y a quelque chose de l'ordre du palimpseste.

Ce qui précède est aussi exact qu'incomplet et ne suffit pas à tout expliquer.
Tout ça le long d'un mur, en préparant un cambriolage.
Certains jours, on croit voir apparaître des formes dans les nuages.

La passion de la curiosité.
Perdu dans le brouillard.
Car tel est le secret.

Sans oubli, le passé est perpétuellement rabattu sur le présent.
Ressentir ce mélange d'indifférence, d'ennui et de plaisir.
Lire la partition comme si on ne l'avait jamais entendue.

Impossible de démêler toute l'histoire de nos divisions.
Dans la force d'un langage qui éclaire les toiles au bord du visible.
S'appliquer à engourdir ses angoisses par des occupations mécaniques et vaines.

Rester en éveil dans le temps, attentif à ce qui s'efface.
Un chuchotement plus ancien que nous-mêmes.
Tous ces ratés, tous ces écarts sont ceux que nous entretenons avec nous-mêmes.

Ce regard sur notre aujourd'hui sans plus de certitudes.
Pas dans un labyrinthe.
En route pour le sombre ?

Il n'y a nul soleil et nul dévoilement, et nulle présence.
J'essaie juste de trouver l'équilibre.
Le lendemain, certains mots sont illisibles.

Laisser sa parole tout à fait libre de signifier ses désirs.
Il nous semble, malgré le vertige, avoir tout compris.
Un son est un son parce qu'il y en a d'autres.

Au fil du temps, se dessiner un chemin qui n'existait pas au moment où je le parcourais.
On est l'épaisseur et c'est encore un mot.
Le ciel et ses silences impatients.

Là devant, c'est incroyable mais pas nécessaire de le croire, ça bouge.
Ce n'est pas par un raisonnement qu'on y arrive mais par une illumination.
Après un long laps de temps se manifeste ce qui va permettre le glissement.

C'est étrange, c'est comme ça.
Un refrain lancinant vient scander cette litanie démente.
Point de départ et d'arrivée.

Ce sont évidemment des questions auxquelles on ne doit pas se hâter de répondre.
Tout au bout de ce long effort mesuré par l'espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint.
Rien ne l'y oblige.

La dialectique est partout.
Qu'une petite lueur puisse se diffuser harmonieusement en leur centre.
Le type de présence, au cœur du temps, crée la lecture.

Comme pris dans un incontrôlable mouvement.
J'insiste sur les variantes.
Nommer, désigner, raconter sans un oubli.

C'est cette façon de se laisser surprendre et de nous en imprégner du matin au soir.
Il faut faire comprendre les choses malgré tout, sans l'image.
S'appliquer à engourdir ses angoisses par des occupations mécaniques et vaines.

Dois-je reconsidérer à partir de ce mot tout ce que j'ai lu précédemment ?
Il n'est pas aisé d'y répondre.
Une nuit m'appelle mais ne bouge pas.

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