En arrière des promenades, cris d'enfants, jeux d'herbes.
Je ne suis plus ce que j'étais, ce que je serai, mais pour la première fois je suis réellement quelqu'un.
Je ne suis qu'au début de l'escalier, ce n'est pas un hasard.

Viser au plus juste.
Je cherche d'abord ce qui dans ma mémoire se distinguerait de l'ensemble.
Avec un tel corps, on ne peut arriver à rien.

C'est cette façon de se laisser surprendre et de nous en imprégner du matin au soir.
Cette merveille étonnante entre toutes, douleur parfois.
Mais dans ce silence réside une terrible violence.

Avec un bruit sourd.
Il n'y a pas de solution définitive à ce paradoxe, c'est pour cela que l'art existe.
Elles sont toujours au centre de mes affections et de mes attentions.

La succession des jours dépourvue de sens, vaste continuum clair, dense et lumineux.
Avant d'aller plus loin, il convient d'examiner la notion générale d'identité.
Multiplier les angles d'approche pour avancer un tant soit peu vers ce qui se dérobe.

La compréhension arrive trop tard.
C'est pour annoncer son départ.
C'était comme creuser des tunnels à la manière des fugitifs.

Mot à mot, le spectacle du quotidien.
C'est accentuer, insister, creuser, délimiter tel ou tel contour, proposer aspérités ou arêtes.
Elles sont toujours au centre de mes affections et de mes attentions.

Je voudrais savoir comment font ces gens pour se dire des choses quand ils ne peuvent pas se parler.
Dans l'effroyable urgence pourtant de l'affaissement.
L'impression de traverser le vide.

Ce qui m'intéresse et que je cherche, c'est le moment où une situation se renverse.
Fuir, se cacher, enterrer un témoignage, aller ailleurs, trouver la tangente.
L'habitude s'installe peu à peu, sans surprise chacun se satisfaisant de soi.

Mouvements dans la pénombre.
Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie.
Ah mais pas du tout : du rapport, il y en a toujours !

Je vis dans les éclats.
Ne pas craindre les ratures.
Comment y entre-t-on ?

Parce que nous devons tous mourir ?
Sa lumière estompe les formes.
C'était comme creuser des tunnels à la manière des fugitifs.

Notre futur y est certainement en question.
Vous vous arrêtez là, vous souriez.
Faire œuvre utile.

Ouvrez les yeux.
On n'a plus rien, que dire ? c'est pas beaucoup !
Comment pourrait-on ne pas se briser d'un coup ?

Ce sont évidemment des questions auxquelles on ne doit pas se hâter de répondre.
Effort vain d'abolir l'intervalle.
Sa possibilité de changement, de mutation.

Vouloir se souvenir d'infimes choses, c'est ne pas vouloir mourir.
Entretenir une curiosité, maintenir ou inventer une discipline.
Pas exactement le même son mais une variation, même registre, seules les notes changent.

Surtout ne pas peser, ne pas s'ancrer.
Une course de vitesse, un emmêlement d'événements, une captation de l'atomisation du temps.
Ce monde-ci, en lui-même, n'est qu'un pénible et incommode lieu de résidence.

Pas de traces qui peuvent confirmer nos dires.
Lumière hors du temps, en boucle légère.
Des lignes d'impulsion qui composent une course sans fin.

C'est chez eux l'aventure et chez nous la stabilité.
Autant de questions encore en suspens.
Nous ignorons ce que nous avons compris mais ce n'est qu'une question d'heures.

Stupide sourire d'étoile.
On entend une voix qui raconte et va se perdre.
Un chemin ou une cohérence qui tient à un questionnement insistant.

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