Un sentier qui monte, en serpentant, jusqu'à l'horizon.
Comme tout passe, cela passera aussi.
Le bilan des économies pour se convaincre que, oui, nous serons bientôt en vacances.

Ce que nous avons là, et littéralement sur le pas de ma porte.
Retour à l'envoyeur.
Tout est tellement évident.

On n'est pas le même partout.
Il me faut des preuves plus solides.
La mémoire se perd, se délave dans le temps, s'efface sans que se lèvent d'autres figures.

Accélérer, ralentir.
Traduire n'est pas autre chose.
On sait que lorsque la dernière note aura fini de résonner on aura perdu quelque chose.

Là devant, c'est incroyable mais pas nécessaire de le croire, ça bouge.
La seule présence tombée comme un bloc massif, une sorte de suspens où tout se pétrifie.
Enveloppé d'une belle lumière changeante.

La porte est fermée, je suis devant la porte.
Et nous y sommes, dans cette tension.
Difficile de se dire que ce geste est désormais impossible, captif du passé.

Figure toujours en transformation, en rupture, toujours en devenir.
Une image liée aux relations que nous entretenons, nourries de sentiments et de désirs.
Ce qui advient passe, mais reste la poussière à travers les filets de l'ennemi.

Loin de moi l'intention de nuire à quiconque.
Il y a le durable et le passager.
Il me semble également que tout est affaire de montage.

Rester en éveil dans le temps, attentif à ce qui s'efface.
Ça ne veut pas dire que les textes se mettent à faire danser les images.
Tout est passage.

C'est que le mouvement, qu'on croirait appartenir à la rue, est arrêté.
On pourrait disparaître.
Vous voyez ?

Par les mots collés, l'accolade se fait.
On sait que c'est fini quand on voit que cela n'a plus de sens de continuer.
Il invente, tout en marchant au hasard.

Nos vies se transforment en trajectoires.
Si nous réfléchissons bien, chaque nouveau souvenir nous éloigne de cette chose.
En tant qu'il est celui qui par lequel, dans lequel, le monde devient chaos.

L'attention au monde, à son évidence, sa lumière, sa mobilité, sa vie.
Dans la quête d'une harmonie qu'on ne croit même pas créer, mais simplement reproduire.
Regarder d'un navire la côte filer, c'est comme réfléchir à une énigme.

Se sentir honnête, c'est le refus du soupçon.
J'insiste sur les variantes.
Actions désordonnées, pensées, émotions qui affluent, toutes ces aspirations contradictoires.

Quel repos pour un esprit fatigué de chercher la vérité en lui-même, elle est hors de soi.
Demander son chemin.
En fin d'une saison chargée, ça se discute.

La difficulté sera de trouver un lieu.
Il y a des zones de confluence.
En route pour le sombre ?

Dans une relation harmonique avec ce qui nous échappe.
Cela se voit dans mes yeux.
Là depuis longtemps, l'équilibre secret d'un horloger.

Chacun mesure ses émotions selon son propre système, ce qui complique un peu les choses.
Je me demande si entre ce que j'observe et la réalité des choses il y a vraiment une telle différence.
Est-ce qu'elle fera en sorte de venir chercher ce trésor ?

Dans le rétroviseur, je l'ai regardé s'avancer.
Le vent conjugué aux déplacements imperceptibles de l'ombre et de la lumière franche.
On ne peut inventer aucune exaltation ni celle de la couleur ni celle des mots.

Dans les strates pétrifiées des conventions et des habitudes dont nous sommes faits.
Parcours sur les sentiers inversés.
Il faut écrire la légende de notre passé.

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