Sous le manteau, la nuit, épaisse comme une peau.
Ce n'est pas par un raisonnement qu'on y arrive mais par une illumination.
Je continue jusqu'à épuisement dans la nuit, sans dire un mot.

Par concrétion ce trajet dans le temps et dans l'espace.
Traduire n'est pas autre chose.
L'événement est survenu et ne se reproduira sans doute pas.

Quels ajustements et mises au point accepter sans remettre certains choix en question.
Volonté de couper court à tout déploiement, de soustraire sans cesse ce qui peut se présenter.
On attend si bien d'ailleurs que tout s'embrouille.

Il n'y a nul soleil et nul dévoilement, et nulle présence.
Ce qui compte c'est l'entrecroisement des regards.
Les flèches qui produisent un sens giratoire inattendu nous entraînent dans un vertige.

C'est chez eux l'aventure et chez nous la stabilité.
À chacun de faire ou de ne pas faire la découverte de son propre lieu.
J'écoute, j'entends du silence et c'est en dessous l'image versée de la nuit.

À mesure que se prolonge l'observation silencieuse, il n'y a rien à voir, rien à sentir, rien à entendre.
Des moments d'ancrages succèdent à des moments de pertes de repères.
Il n'est pas commode mais avec ses chemises de toutes les couleurs il a l'air drôlement heureux.

Cette vague qui nous emporte au loin, l'un si près de l'autre.
S'adapter n'est pas accepter de changer mais toujours se penser dans la permanence.
Nous ignorons ce que nous avons compris mais ce n'est qu'une question d'heures.

On se dit qu'en avançant, ça va s'arranger.
Là où la logique est triomphante, il faut nourrir ses obstacles et se fixer d'autres objectifs que la transparence du langage.
Combien sont trompeuses les apparences surtout quand elles se superposent.

Car ça échappe, ça n'est pas un voyage facile et moi-même je n'étais pas équipé.
Rues étroites et profondes.
Elles sont toujours au centre de mes affections et de mes attentions.

Parce que nous devons tous mourir ?
Rien n'advient qu'il n'ait vu venir.
Il y a un trou, un gouffre en lui.

On peut se poser la question de savoir pourquoi il nous est arrivé ce qui nous est arrivé.
Après réflexion, j'en suis finalement venu à un compromis.
Tout est tellement évident.

Accélérer, ralentir.
Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie.
Ce qui leur est commun.

Chacun mesure ses émotions selon son propre système, ce qui complique un peu les choses.
L'illusion mesure l'avancement des travaux.
Pourtant, c'est dans l'écriture que je peux véritablement partager quelque chose.

J'ai le sens du funèbre comme on apprend l'art de la fête et le sens de l'humour.
Je les manœuvre au rythme d'un va-et-vient qui me donne presque le vertige.
Le vent dans l'autre sens.

Stupide sourire d'étoile.
Il nous semble, malgré le vertige, avoir tout compris.
Il est si bon d'exister aux yeux de ceux qu'on aime.

C'est sa voix que j'entends nuit et jour, qui surgit à n'importe quel moment.
Si seulement le poétique et le politique ne pouvaient ne faire qu'un.
Les heures nocturnes ne sont que valeurs plus sombres.

Entre marge et présence.
Comme si nos yeux n'avaient jamais rien vu.
L'écriture, sa mise en échos et son possible chaos.

Je ne comprends rien à ce qu'il me dit.
Comme une réserve.
Je me laisse gagner par la déambulation.

Là devant, c'est incroyable mais pas nécessaire de le croire, ça bouge.
C'est toujours cet instant qui s'arrache à lui-même, et toi avec.
Mon corps est toujours ailleurs.

Ce que nous avons là, et littéralement sur le pas de ma porte.
Chercher le soleil et ses fraîcheurs et ses jardins.
Si je ne m'étais pas réveillé si tôt, je n'aurais jamais pensé à tout ça.

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