Depuis l'instant où il a ouvert l'œil jusqu'à celui où il l'a fermé.
Un chuchotement plus ancien que nous-mêmes.
En effet c'est un vaste chantier.

À travers les rues, pas en avant de soi, pas en avant, libérant ce temps de la tyrannie des miroirs.
Il n'y a pas de secrets, ici, maintenant, dans ce paysage de néant.
Suffisait d'y penser.

Des corps patauds secoués sans fin de tremblements.
Qu'une petite lueur puisse se diffuser harmonieusement en leur centre.
Les heures nocturnes ne sont que valeurs plus sombres.

La question des origines, d'où l'on vient et où l'on va.
Ce n'est pas seulement invraisemblable, c'est inacceptable.
L'élasticité de mes dires termine et raccorde en moi le fil décousu.

Le monde fourmillant de relations et donc d'énergie.
De la lumière manque, temps gris.
L'incohérence d'une trajectoire peut menacer l'ensemble.

Je suis fatigué sans avoir sommeil avec cette énergie emplie de lassitude.
C'est autre chose qu'on n'y cherche que du sens, l'audace d'une douceur qui ne voit pas jour.
Des éclairs colorés traversent le noir.

Mais pour rien, pour presque rien.
Il n'est pas besoin ici de volonté puisqu'on ne veut que ce qu'on peut aussi ne pas vouloir.
Du mal à les suivre.

Il y a un avant et un après, elle assure un repère, mais aussi une limite.
C'est bizarre on dirait que quelqu'un photographie avec un flash.
Ce que nous avons bâti ensemble, la beauté de cet édifice.

Ainsi tout est fragile.
Par quel trouble suis-je emporté loin de moi ?
Le pardon est un échange.

Je suis fatigué sans avoir sommeil avec cette énergie emplie de lassitude.
Quelque chose se passe, tout peut arriver, surprise, étonnement, rencontre.
Comment pourrais-je donc regretter quelque chose moi qui ne me suis jamais attaché à rien ?

On a des joies rien que pour soi et sans raison de les dire.
L'enfer ce n'est pas seulement les autres, mais notre séparation des autres.
Disons qu'il brille d'un éclat plus secret, c'est probablement ce qui le rend plus difficile d'accès.

Dans un regard défait, un soupir ou le désir d'ailleurs.
Entre l'inutilité de faire et celle de ne rien faire, je préfère la première.
Désir de durer, de poursuivre, même si l'impression qu'il est toujours trop tard s'impose.

Cette fièvre dans l'énigme, d'un dehors qui serait en fait un dedans.
Cette affection retient le temps présent, le fait durer dans un espace sans bord.
Voilà un souvenir au moins qui a su ne pas s'effacer.

La route est longue.
Ton visage est tout tendre.
Et plus le train avance, plus j'ai la curieuse impression de revenir en arrière.

Soigner le mal par le mal, à petites doses, sans trop d'espoir mais beaucoup de foi.
Devenir ignorant de soi-même, tendre à cela tout le temps.
La sensibilité est une comparaison par laquelle nous approche l'éternité.

Vieux mur croulant de lierre, effondré doucement sous l'afflux de lumière.
Autrement dit, pour garder une trace.
Il y a malgré tout, obliquement, ironiquement, une allégeance.

Ce qu'elle dit me semble toujours combler mes vœux.
Tant de souvenirs enfouis ou effacés volontairement mais toujours là.
Entre le bruit et le silence, entre la vie et la mort.

Dans le rétroviseur, je l'ai regardé s'avancer.
La seule présence tombée comme un bloc massif, une sorte de suspens où tout se pétrifie.
Le pardon est un échange.

On se demande comment ça pourrait finir.
Les rejoindre pour faire partie de la famille, me blottir contre tous ces inconnus.
Il y a des phrases qui façonnent et celles qui racontent.

Je crois que ma mémoire est défaillante.
Mais un peu plus tard ça pourrait changer.
Des éclairs colorés traversent le noir.

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